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Portrait du Père Raymond Bernier, s.v.

Père Raymond Bernier (1920 - 1995)

« Mon rêve des dernières années était de créer un Fonds qui viendrait en aide à long terme au Patro Roc-Amadour et aux autres Patros de ma famille : les Religieux de St-Vincent. En 1981, la semence d’un fonds a été mise en terre. Elle donne maintenant des fruits. »   Votre ami de toujours.  Père Raymond-Bernier, s.v.

Raymond Bernier nait à Charny, le 12 janvier 1920, son père travaillait comme serre-freins pour le Canadien National. Huit ans plus tard, sa famille  déménage, d’abord à Limoilou, puis à Saint-Malo, où le jeune Raymond fréquente le Patro Laval. Il décide d’entrer au juvénat Saint-Jean-Berchmans, petit séminaire des R.S.V., situé au Patro Saint-Vincent de Paul de Québec dont les étudiants fréquentent le Séminaire de Québec pour leurs études classiques. Pour devenir prêtre de la congrégation, il entre au noviciat proche de la Villa Saint-Vincent, il y prononce ses vœux en 1940.

Pour les cours de philosophie et de théologie, les jeunes religieux fréquentaient le Séminaire de Québec et logeaient au premier scolasticat du chemin Sainte-Foy, situé près de la côte Salaberry. Le père Bernier fait partie du premier groupe qui entre, le 14 octobre 1947, dans le  nouveau scolasticat du 2555 chemin Sainte-Foy,  qui devient la Maison provinciale de 1997 à 2016. Ordonné prêtre le 29 juin 1947, il termine ses études et peut entreprendre, l’année suivante, une longue carrière apostolique dans les Patros de Charlesbourg et de Roc-Amadour.

Ces deux patros commencent l’un dans une grange, l’autre dans d’anciennes huttes militaires. Le père Bernier utilise de remarquables talents, il a le contact facile et est un quêteur exceptionnel. Pour construire d’importants édifices, il faut sans doute des tournois Pee-Wee, diverses collectes comme la vente de lapins en chocolat. Cela suffit à peine pour l’entretien. Pour ses grands projets, il déploie son éloquence, ses qualités d’écrivain, il multiplie des démarches nombreuses auprès d’organismes de charité comme les Chevaliers de Colomb et les gouvernements. Il peut compter sur l’appui indéfectible des curés autant à Charlesbourg qu’à Limoilou. À peine a-t-il construit un grand patro à Charlesbourg en 1953, que sa communauté le nomme à Roc-Amadour en 1959.

À deux reprises, il doit construire le nouveau patro, celui de 1963 est rasé par un incendie, en 1978. Un mouvement de générosité permet sa reconstruction dès l’année suivante. Depuis ce temps, il joue un  rôle essentiel au cœur de la ville.

Le père Bernier est aussi un fondateur. Pour accueillir des jeunes filles au sein des Patros, dès 1958, il réunit des jeunes filles généreuses dans un Institut séculier, les Compagnes de Saint-Vincent de Paul qui s’occupent aussi de la Maison Kinsmen pour des femmes en difficulté. Il fonde un centre de plein-air à Cité-Joie au Lac Beauport, pour les personnes handicapées.

Homme de foi et d’un zèle inlassable, il trouve sa confiance en Marie qu’il vénère. Ses deux patros lui sont dédiés. En 1989, il est lourdement éprouvé par la maladie qu’il supporte avec courage. Il garde jusqu’à la fin sa joie de vivre et son souci de servir son prochain.

 

Recherches : Gilles Bureau, 17 juin 2016

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